La nouvelle vie du Haras national d’Hennebont

À l’occasion du désengagement de l’État de sa mission régalienne de sélection équine, Lorient agglomération a acquis l’ancien haras historique d’Hennebont, reconnu comme étant l’un des berceaux des chevaux de trait bretons. L’agglomération n’en est pas à sa première mission de valorisation touristique : la Cité de la voile à Lorient en est un des fleurons.

Maîtres du Rêve associé de longue date à Parcours Conseil leader du conseil sur l’activité équestre en France, accompagne Lorient agglomération dans la redynamisation du haras, sans renoncer à la place centrale qu’y occupe aujourd’hui le cheval.

  • L’expertise a conforté l’activité liée à l’accueil de troupes de spectacles équestres, qui fait déjà référence nationalement, en y définissant les conditions d’une salle de spectacle équestre, accessible aussi aux événements d’entreprise. Lorient agglomération a privilégié cette fonction devenue incontournable à ses yeux, à tout développement de l’attractivité dans les autres espaces libérés du haras.

Mais réussir à loger au coeur d’un monument historique une telle fonction sans occulter le bel ordonnancement des façades, ni porter atteinte au monument classé, selon les règles élaborées au stade programmation avec l’architecte des bâtiments de France, était un défi –

Il a été remporté par des architectes choisissant une hauteur d’architecture permettant de replier la plupart du temps les parois amovibles de la salle sous une élévation peu commune de toiture, appelée à faire signal au-dessus d’un haras qui, il est vrai, ne se révélait pas de lui-même au visiteur de hasard.

Sa structure aura une capacité de 650 places assises autour de l’aire d’évolution des chevaux. Elle pourra ponctuellement en accueillir plus lors d’événements.

  • La préfiguration a également souligné le besoin de ne pas laisser sans réponse l’attente du visiteur au-delà de la visite guidée des murs historiques : à cet égard, l’agence a calibré une première phase de travaux ponctuant la visite guidée du haras par deux dispositifs spectaculaires et insolites retraçant la place du cheval dans l’imaginaire collectif.

Les scénographes ont pour mission d’éblouir, de surprendre et de scander la visite guidée du monument historique, en attendant d’autres étapes qui pourraient investir aussi les espaces extérieurs (le site occupe une superficie de 23 hectares).

Le projet a vocation en somme de conforter d’abord l’existant, même si dans un premier temps cela ne révolutionnera pas la fréquentation du haras.

Ce sera, à coup sur, un nouveau signal pour un haras un peu à l’écart du regard des visiteurs jusque-là. Le haras s’invente ainsi une nouvelle vie.

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